Les bronzés 3 -- (01/02/06)
- par le Barjot -
# Les bronzés 3, ou la grosse attente de ce début d'année 2006. On en entendait parler déja depuis plusieurs mois, dans "le plus grand mystère", la troupe du Splendid se préparait pour un grand retour dans nos salles obscures. Mais depuis quelques temps, les infos fusent sur leur nouvel opus et c'est ainsi qu'on a déjà pu découvrir et redécouvrir maintes fois la bande annonce depuis deux mois, dans un premier temps dans certains magazines cinéma tels que Ciné Live, ou bien au cinéma avant la projection des films. On appelle ça un tapage médiatique et plus récemment, on pouvait lire, toujours dans les magazines cinéma, et plus généralement, dans la presse, divers dossiers spéciaux sur cet " évènement " à la française. Vous imaginez bien à quel point cette pré-sortie du film m'a tapé sur le système, puisque je me tapais la bande annonce à chaque séance ciné. Est-ce que cela en valait la peine ?
# Ma réponse est Non. Un grand Non. Le Splendid revient avec une suite qui a certes profité d'une distribution hors-normes avec plus de 700 copies du film, et qui obtiendra certainement un grand nombre d'entrées [Update : confirmation, le 6/02/06, plus de 3 millions d'entrées en 5 jours...], mais qui est malheureusement très moyen. Une fois n'est pas coutume, les meilleures blagues de cette oeuvre sont déja soigneusement compactées dans la bande annonce, bande annonce que j'ai déja vu plus d'une dizaine de fois. Forcément, si on a déjà ri, ou non, devant cette dernière, le film n'apporte pas grand chose pour alimenter notre bidonnage. Le scénario est ici bien trop prévisible, et tend à ennuyer le spectateur eu égard à la référence de taille que représente " Les bronzés font du ski ".
# Cela dit, même s'il est bien inférieur au précédent, ce " Bronzé " marque avec quelques bonnes réussites, surtout du côté du personnage de Jugnot et de Michel Blanc, alias Bernard Morin et le célèbrissime Jean-Claude Dusse, ici rebaptisé en américain " Jici Diousse ". Composés avec l'ensemble du groupe, ceux ci parviennent à élever un peu le niveau du film et à en étoffer certaines facettes humouristiques. De plus, en faisant le choix de faire appel à des évènements de l'opus précédent, la troupe ne s'est pas trompée : elle signe à ces différentes occasions les meilleures intrigues et blagues du film. Ainsi, malgrè certains protagonistes, elle nous pond un tout un peu quelconque, sans grandes nouveautés, en essayant de faire du neuf avec du vieux, ce qui, comme je l'ai dis, fonctionne plutôt pas mal. Bien se marrer pour faire un film ne contribue pas toujours à sa réussite sur le plan humouristique (on pense ici au récent Palais Royal) et faire du neuf avec du vieux, ce n'était pas vraiment l'objectif du "grand" retour des Bronzés. Dommage.
En bref : A trop taper dans les médias, le film démarre handicapé et se révèle moyen, une déception au final, malgrè quelques bons moments offerts par Jugnot et Michel Blanc. 2/5