:: Jeux Vidéo :: *** Giants : citizen kabuto *** ... 3/5

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Giants : citizen kabuto -- (01/05/06)
- par la Tongue argentée -

Par les créateurs de MDK, ce jeu n'est pas du tout le dernier hit qui va sortir sur pc dans les semaines à venir, mais un très vieux jeu datant de 2001. Mais comme vous allez pouvoir le constater (je l'espère), ce titre n'a que peu de choses à envier aux jeux d'aujourd'hui.

- Cékoissa Giants? -

Dans une galaxie lointaine et complètement déjantée, trois marines Meccaryns, sortes d'humanoïde portant en permanence une combinaisons améliorant leurs capacités physiques (pas les mentaux, enfin on le voit tout de suite à la première séquence), se crashent sur une planète et commencent leur aventure pour sauver celle-ci. Vous incarnez Baz, et partirez à la recherche de vos compagnons d'infortunes dans un archipel au semblant exotique et paradisiaque, avec comme seul faune local des petites créatures pacifistes et pitoyables au sens de l'humour douteux : les smarties (vous voyez je vous l'avais dit), puis vous affronterez la terrible menace qui pèsent sur ce petit peuple : les terribles sea reapers, sortes de créatures amphibies à tête de poisson qui aurait traîné quelques années dans les caves du poissonier venus conquérir ce territoire. Et de fil en aiguille, vous incarnerez ensuite une ravissante sorcière diaboliquement sexy avec des pouvoirs dévastateurs, puis une créature gigantesquement gigantesque dénommée Kabuto.
Le scénario, bien que varié, pourra devenir lassant au fil des campagnes. Mais ça tombe bien, la durée de vie de ce jeu n'est pas très longue. Entre les différentes missions, nous auront droit à des séquences mêlant mélodramatique et humour noir douteux au possible de la part de tous les protagonistes : pas un pour rattraper l'autre ! Mais ces entractes raffraichissants nous permettent de ne pas nous lasser du scénario et de nous poser les questions existencielles du style « bon je dois faire quoi maintenant ? » et surtout apportent une véritable valeur ajoutée à ce jeu.

- Le gameplay -

Mode 1ère personne ou 3ème, c'est à vous de voir, bien que la 3ème nous permet de mieux profiter du paysage. A proprement parlé, l'avantage de ce jeu est que vous ne vous ennuierez pas à faire des actions répétitives, car le gameplay que nous offres les trois personnages sont très variés. Le système de touches est simplifié au possible, et nous permet de ne pas nous emmêler malgré le nombre d'actions conséquent que l'on peut faire et faire faire à ses compagnons. Tour à tour, on pourra manier des armes allant du pistolet laser au mortier mobile chez les mecca, puis s'amuser à raser des troupes d'ennemis à coups de pluies d'étoiles et de vagues de flammes avec la sorcière sea reaper, pour enfin écraser tout ce qui passera à votre porter avec le gros Kabuto.
L'interface simple des touches nous permet de profiter d'une maniabilité quasiment nikel, et les combats restent assez fluides malgré parfois des petits ralentissements. Les différents arsenaux mis à votre disposition pour envoyer vos ennemis six pieds sous terre sont assez suffisants pour ne pas vous lasser au bout de 5 missions, mais cette remarque n'est faite que pour ceux qui auraient vraiment une dent contre ce genre de jeu, car le gameplay nous offre un plaisir de jeu unique que l'on ne rencontre plus beaucoup de nos jours et qui pousse le joueur à en vouloir toujours plus.

- Les graphismes -

Je ne rentrerais pas dans les détails du genre « avec son nouveau moteur graphique bx3000 blabla » car ce jeu date et de toute façon maintenant presque tout le monde à la config nécessaire pour faire tourner ce jeu à plein régime. Cela tombe bien, car avec une config optimale, on voit tout à fait pourquoi ce jeu a rencontré un tel succès à l'époque. Un moteur 3D fluide et rapide, des animations splendides et bien gérées, et des décors pas trop mal fait.
Bon c'est vrai, aujourd'hui, on dira que les textures ne sont pas très fignolées au niveau de certains pics ou des personnages en y regardant de près, et le cubisme en poussera les plus râleurs d'entre vous à se demander si ce n'est pas Picasso qui était aux commandes. Mais on remarquera tout de même de vrais efforts pour l'époque : les effets du soleil et de la mer époustouflants qui me laisseront toujours rêveur.
Une mention spéciale revient aux doublages, qui ont été réalisées par des véritables maîtres en la matière (n'ayont pas peur des mots), et qui contribuent en majeure partie au comique général du jeu.
Les sons/musiques sont assez bien réalisées et parachèvent le tout pour nous offrir une ambiance assez complète de cet archipel paradisiaque transformé en champ de bataille.

- Légendes -

-admirer les décors de fond et le ciel, ainsi que les graphismes au 2ème plan.
-surprise!
-la jacket
-un vieillard Smartie sexiste
-on pourra faire des cours de jetski, appelé pour l'occasion reaperski
-photo de famille
-vous allez adorer piloter cet engin


- Le mot de la fin -

Originalité, maniabilité, humour quasi permanent, graphismes tout à fait correct, gameplay varié : Giants a tout ce qu'il faut pour mériter que l'on se lance à corps perdue dans l'aventure. Cependant sa durée de vie assez courte l'empêche d'être classé parmi les incontournables du genre.3/5

# Posté le lundi 01 mai 2006 08:18

Modifié le lundi 19 juin 2006 16:37

:: Billet d'humeur :: *** Nintendo fait sa Révolution *** ...

:: Billet d'humeur :: *** Nintendo fait sa Révolution *** ...
Nintendo fait sa révolution -- (sortie : inconnue)
- par Le Barjot et Le Glouton -

[Le barjot :]Peut être le savez-vous, peut-être que non, mais se tient actuellement le plus important rendez-vous du jeu vidéo de l'année à savoir le salon de l'E3 à Los Angeles. Riches en surprises, ce salon nous permet de découvrir de quoi nos jeux seront fait demain. Cette année, les nouvelles attendues portaient essentiellement sur les nouveautés Next-Gen (nouvelle génération de console), à savoir sur les jeux et consoles Révolution (rebaptisé Wii), PS3 et Xbox 360 (déjà dispo).

- La révolution change de nom -

Nommée Révolution, la N5, alias la cinquième console de salon de Nintendo après la NES, la Super Nes, la N64 et le Game Cube, a été rebaptisé : Wii. Wii comme We comme nous et le plaisir de jouer ensemble, le plaisir d'un jeu plus proche du joueur et inversement. Bref, Nintendo a décidé d'appliquer une politique bien précise : celle du jeu, face à ses concurrents, Sony et Microsoft, qui semblent bien plus axés sur les prouesses technologiques et graphiques de leurs machines. Depuis les premières rares annonces et les précisions floues sur cette nouvelle console, les rumeurs faisaient la loi dans le monde du jeu vidéo. Officiellement annoncé par Nintendo, le design de la manette de leur nouvelle création laissait réveur : une télécommande qui selon ses mouvements permettra de diriger les personnages du jeu, en un mot, permettra de commander par une reconnaissance de ses déplacements, le jeu. Maintenant, votre imagination s'est mise en marche et vous évaluez j'imagine le potentiel extraordinaire de cette invention.

- Une politique dangereuse -

[Le Glouton :]Le succès incontestable de la Nintendo DS ne doit pas nous faire oublier les échecs (somme toute relatifs) des précédentes Nintendo 64 et Gamecube. En effet Nintendo cherche depuis quelques années à se différencier de ses concurrents au point aujourd'hui d'en faire un slogan : 'the nintendo difference'. Qu'on y adhère ou pas, la touche Nintendo en terme d'hardware se manifeste par des objets étonnants, déroutants et pas forcément révolutionnaires. Ainsi, à côté de Sony et sa Playstation, Sega et sa Saturn, la N64 exhibait fièrement ses cartouches prohibitives et inadaptées aux nouvelles technologies. Une erreur stratégique qui a coûté à Nintendo le départ de Squaresoft. Le Gamecube armé de sa manette ergonomique et assez originale allaient remettre Nintendo au goût du jour. Le nouveau support Mini DVD pour mieux coller aux exigences du temps tout en se protégeant des pirates aurait du permettre à Nintendo de rivaliser correctement et efficacement contre Microsoft et Sony. Seulement, à armes égales pratiquement sur le plan technique, les trois consoles ne se différencient que du côté des jeux. Or le Gamecube n'a pas su répondre à nos attentes. Au final et mis à part les productions Nintendo peu de jeux sont sortis et surtout peu de bons jeux. Microsoft a de quoi allonger les dollars pour racheter Raresoft, studio anglais qui jusqu'alors réalisait de très bons jeux pour Nintendo. Absent sur le plan des jeux en ligne et des accessoires multimédia, Nintendo a cru bon de tout concentrer sur le jeu vidéo traditionnel. Grand bien lui en a pris. Malheureusement, Sony a su installer sa marque et force est de constater que les joueurs sont massivement séduits par la PS2 et on les comprend: le panel de jeux de qualité présent est justement ce qui fait défaut à Nintendo. Certains développeurs ne se donnent même pas la peine de porter leurs productions sur le cube tant l'opération n'est pas rentable.


- Les objectifs de Nintendo avec Wii -

Nintendo a su tirer les conclusions qui s'imposent: il serait inutile de plonger dans la mêlée une nouvelle fois. Avec la Wii (quel nom débile enfin tant pis), la firme marque définitivement la scission, créée une 'deuxième voie', une sorte d'issue pour le jeu vidéo du futur. La différence n'est plus un fantasme. La PS3 et la X-Box 360 assureront le spectacle côté graphisme tandis que Nintendo assumera la place d'éternel outsider. Une console beaucoup moins puissante va voir le jour. Une machine à télécommande, un engin pour tous. Bref, une merde [Le Barjot : bouffon]. Lol redevenons sérieux. Le scepticisme est de vigueur: les développeurs suivront-ils ? et les joueurs? Aura-t-on droit à des jeux plus traditionnels ? Des questions sans réponse mais on nous a annoncé 20 jeux pour le lancement (ce qui est tout de même hallucinant [le barjot : et une première toutes consoles confondues rappelons-le]), la possibilité d'insérer un pad 'classique' et du jeu accessible à tous.

- Un coup à jouer -

Nintendo peut gagner son pari si :
- un vaste choix de titres est proposé
- Square-enix développe des jeux sur la machine (pas genre FFcrystal chronicles merci -_-)
- les développeurs utilisent intelligemment les possibilités de la machine (parce que sur DS c'est pas tout à fait ça... [Le barjot : quoique : regardes les titres qui sont en train de sortir et à venir sur DS comme le nouveau Zelda où l'on dirigera non plus Link mais ... Navi, sa fée, à l'aide du stylet. On pourra aussi insérer des notes écrites sur les cartes des donjons, une première dans le monde du jeu vidéo. Autre exemple : Trauma Center. Avec son concept original, il s'est clairement attelé à l'exploitation du gameplay potentiel offert par la ds, quoiqu'on puisse dire de son intérêt vidéoludique.] )
- des jeux à gameplay traditionnel et intéressant sortent [Le barjot : déjà plusieurs annonces intéressantes à ce sujet.]
- la différence de puissance annoncée avec la PS3 et la X-Box 360 n'est pas abyssale
- on arrive à voir nintendo inventif (autre chose que Zelda et Mario ce serait pas mal des fois)
- c'est pas cher contrairement à la concurrence (a priori ça va être le cas donc Nintendo reste le messie des pauvres-merci)
- Sony et Microsoft ne s'amusent pas à sortir un gadget qui foutrait toute la Nintendo's difference en l'air, ce qui est tout à fait possible (genre tiens une télécommande usb qui permet d'interagir dans le jeu via des mouvement 0_o)


- Le mot de la fin du glouton -

On sent que Nintendo joue la carte du décalage total. Moi j'dis ça rime avec foirage total mais bon en même temps la DS rayonne quand la PSP tâtonne donc gardons espoir.


- Le mot de la fin du Barjot -

Avec tous ces atouts Nintendo a de belles cartes en main et pourrait se révéler comme la meilleure et la seule alternative aux jeux vidéo de luxe (comprenez ici que le prix des beaux jeux de Microsoft et de Sony iront dans le sens du prix du développement) en nous proposant un panel de gameplays originaux et variés. Reste à répondre aux attentes du public.

# Posté le dimanche 07 mai 2006 05:13

Modifié le dimanche 21 mai 2006 04:05

:: Cinéma :: *** X-Men 3 : l'affrontement final *** ... 2/5

:: Cinéma :: *** X-Men 3 : l'affrontement final *** ... 2/5
X-men 3 -- (24/05/06)
- par le Barjot -

# Il y a quelques mois, je lisais dans un magazine français consacré au cinéma que X-Men 3 était annoncé pour Mars 2006 mais qu'il n'y avait pour le moment ni réalisateur, ni scénario, et que les contrats des acteurs n'avaient pas encore été reconduits (car ils portaient sur deux films). Autre remarque sur l'aventure X-men 3 : le changement de réalisateur : pour les deux premiers volets X Men, c'est Bryan Singer qui était aux commandes, mais occupé qu'il était avec le très attendu Superman Returns, il a du laissé sa place à Brett Ratner pour le troisième volet (alors que ce dernier devait réaliser Superman Returns).

# Outre la magie de l'univers X-Men et de ses mutants, les deux étant extrêmement liés, on retrouve dans cet épisode les personnages qui ont fait le succès de l'adaptation cinématographique de ce Marvel, à savoir, entre autres, Wolverine, François-Xavier, Mangeto, Tornade, Malicia, ou encore Mystic. On regrette cependant la disparition de Kurt Wagner alias Diablo / Nightcrawler (interprété par Alan Cumming) qui attaquait le président des USA au début du second opus et qui avait la faculté de se téléporter. Ainsi, le film tend à se ridiculiser via l'inefficacité de ses joutes verbales entre mutants. Certaines sont à mourir de rire, notamment quand Wolverine se met à réfléchir et à se battre en équipe.

# Une nouvelle fois prétexte à la défense des minorités, le film se base - et il est intéressant de le constater, sur une unique idée scénaristique : l'invention d'un sérum capable de "démuter" les mutants. Véritable source de conflits et de polémiques dans le monde des Hommes donc. Les effets spéciaux sont quant à eux soignés et la bande son est efficace. Certaines scènes sont très réussies comme quand Magneto soulève le pont pour arriver directement à Alcatraz où se déroule le tragique affrontement final. Car ce dernier épisode voit l'apparition d'un presque nouveau personnage aux capacités illimités, Phoenix, qui fera pencher la balance dans un camp. Avec Wolverine, ils représentent à mon sens les deux mutants les plus intéressants de ce volet, et Malicia s'inscrit parfaitement dans la problématique "et si je pouvais être comme tout le monde".


En bref : Un film qui me fait rire rate son objectif, et on peut accuser X3 de cloturer la trilogie avec mollesse, mais il faut avouer rempli quand même son rôle.2/5

# Posté le vendredi 26 mai 2006 07:28

:: Cinéma :: *** Pirates des Caraïbes, le secret du coffre maudit *** ... 3/5

:: Cinéma :: *** Pirates des Caraïbes, le secret du coffre maudit *** ... 3/5
Pirates des Caraïbes 2 -- (12/09/06)
- par le Glouton -

# Il y a plus d'un mois sortait dans nos salles obscure le deuxième opus de la saga 'Pirates des Caraïbes' qui, comme vous le savez, comptera trois opus. Revenir sur ce qui constitue sans doute LA sortie ciné de cet été 2006 me paraît être un bon moyen de redonner vie au blog.

# 'Pirates des Caraïbes' constitue à la base un film Disney basé sur une attraction du parc d'attraction de Mickey et ses amis. Un film à gros budget donc, un film d'aventures bourré d'effets spéciaux, de cascades en tout genre... le schéma classique. Mais c'était sans compter l'énorme performance de cet acteur qu'on n'osait même pas imaginer figurer dans un blockbuster américain (compte tenu de ses choix artistiques passés), j'ai nommé: Johnny Depp. Honnêtement, il n'est pas exagéré d'avancer que -pratiquement- tout le succès du premier opus repose sur le talent de cet acteur d'exception qui nous livre un capitaine Jack Sparrow, aussi efféminé qu' immoral. Une bonne surprise et un énorme succès que ce 'Pirates des Caraïbes, la malédiction du Black Pearl'. Tout le casting a signé pour la suite et, pour limiter les couts de production, c'est pour tourner deux films qu' Orlando Bloom et Keira Knightley se sont redirigés vers les caraïbes.

# On prend les même et on recommence! Les producteurs, un peu inquiets vis à vis du jeu déjanté de Johnny Depp pour interpréter son rôle lors du tournage de Pirates 1, lui laissent carte blanche. L'effet de surprise est passé mais quel pied de retrouver ce pirate alcoolique, vénal et déluré. Quant au film en lui même, mention bien. Le scénario fait un peu prétexte ici mais qu'importe; l'aventure est bien au rendez-vous. Grossièrement, il est question d'une dette dont Sparrow devra s'acquitter s'il ne veut pas voir s'abattre sur lui le terrible Kraken, sorte de pieuvre géante qui mâche, avale et digère un navire en moins de dix secondes. Le vilain pas beau de l'histoire, un vieux poulpe à la tête d'une armée de soldats mi hommes mi crustacés (je vous passe les détails), c'est Davy Jones. Le coffre maudit mentionné dans le titre, c'est le sien. Ma foi, quel beau résumé, je m'impressionne. Mais c'est parce que je ne vous parle pas des quêtes de Will Turner et de sa bien aimée qui bien sûr, vont se mêler aux affaires de nos pirates. Qu'importe, seul le personnage de Jack Sparrow doit attirer car avouons que sans lui, ce film d'aventures à gros budget aurait une tout autre saveur. Mention spéciale à la bande son signée Hans Zimmer qui sert l'action avec brio.


En bref : Drôle, épique et porté par la prestation toujours aussi géniale de Johnny Depp, cette suite ne loupe pas son objectif: être à la hauteur de l'épisode précédent (fait rare au cinéma). S'il ne le supplante pas, c'est parce que l'effet de surprise n'est plus. Un bon moment à passer tout de même, surtout avec ces magnifiques paysages.
3/5

# Posté le lundi 11 septembre 2006 19:50

Modifié le mardi 12 septembre 2006 14:22

:: Cinéma :: *** Les fils de l'homme *** ... 3/5

:: Cinéma :: *** Les fils de l'homme *** ... 3/5
Le Fils de l'homme -- (18/10/06)
- par le Barjot -

# Pour mon grand retour à la rédaction sur ce blog, je vais causer d'un film plutôt intéressant : les fils de l'homme. Derrière ce titre, mal traduit de l'anglais Children of Men, se cache une projection assez inquiétante dans un futur chaotique. Direction 2027 et un problème majeur pour l'humanité : il n'y a eu aucune naissance depuis 18 ans et le plus jeune humain vient de décéder. Imaginez : plus de naissances, plus d'enfants, plus d'écoles, bref, plus d'espoir. Ainsi, quelques images rendent bien compte de l'ampleur de la catastrophe qui entraine l'humanité dans une inexorable disparition. Car c'est la guerre partout sur la planète, sauf en Grande Bretagne. Voila donc où débute notre histoire. Nous suivons un homme, Théodore, alias Clive Owen, qui va être chargé, moyennant une compensation financière, par une ancienne et proche connaissance (Julianne Moore) d'escorter une mystérieuse jeune fille...

# Vous l'aurez compris, on baigne en plein dans ce que j'apprécie le plus au cinéma comme dans la littérature : la science fiction bien sentie, aux réfléxions diverses et à la vision réaliste, voire pessimiste pour certains. Car au delà de cette idée vraiment originale, adaptée du roman homonyme de P.D. James, on trouve ici de nombreuses raisons de rire avec des situations plutot cocasses et des personnages très attachants, mais aussi de verser sa larme, tant le constat de l'état d'esprit de l'humanité est affligeant. Finalement, le contexte est intemporel et le problème importe peu, le résultat démontré étant le même : quand tout va mal, plutot que se rassembler, l'humanité préfère sauvagement s'entretuer, versant dans la pire barbarie. De ce fait, la réalisation est excellente avec des plans extrêmement intéressants, comme par exemple la scène dans l'immeuble (je n'en dis pas plus, elle est vraiment révélatrice).

# L'histoire nous livre peu de personnages principaux, mais tout une série de personnages secondaires auxquels vous vous attacherez tant ils sont drôles ou émouvants. Bien interprétés, ils servent l'action perpétuelle qui s'enchaine après avoir démarrée avec violence dès le début du film, lors de l'explosion d'une bombe dans le café où Théodore (Clive Owen) vient d'acheter un café. Tout le reste du film, la musique vous met sous la tension d'un futur potentiel d'une grande noirceur et d'une grande tristesse, bien rendue à l'image à l'aide de plans bien cadrés et de couleurs brutes, sans artifices. Au final, ce film qui m'entousiasmait ne m'a pas déçu tant il tire vers un réalisme futuriste déroutant, baigné dans un univers sans lumière.


En bref : Grave, ce film nous plonge dans un monde futur apocalyptique plongé dans le désespoir à cause de l'absence de naissance, qui se détruit et détruit le monde jour après jour. Très réussi, il vous promet une immersion complète tant certaines images sont belles et lourdes de sens, et tant il est beau de voir une petite lumière filtrer à travers la décadence croissante d'une humanité intégriste.
3/5
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# Posté le vendredi 27 octobre 2006 10:27

Modifié le lundi 28 mai 2007 06:25