:: Cinéma :: *** A Scanner Darkly *** ... 3/5

:: Cinéma :: *** A Scanner Darkly *** ... 3/5
A Scanner Darkly -- (13/09/06)
- par le Barjot -

# Sortie il y bientôt deux mois dans nos salles obscures, A Scanner Darkly s'est affiché plutôt discrètement pour finalement n'être projeté que dans quelques rares cinémas. J'en profite pour rappeler qu'il faisait partie cette année de la sélection officielle à Cannes dans la catégorie "Un certaine regard". Et c'est bien dans cette catégorie que pourrait se trouver ce film extrêmement intriguant. En effet, j'étais déjà intrigué par l'affiche du film (ci contre), la présence de Keanu Reeves ainsi que par le fait que je n'avais pas vraiment entendu parler de ce film, ou plutôt que j'avais oublié ce que j'en savais. Ainsi donc, voila une nouvelle fois, après Paycheck ou encore Minority Report pour ne citer qu'eux, une adaptation d'une oeuvre du génial Philip K. Dick, l'un des plus grands auteurs de science fiction philosophique du 20ième siècle. Mais elle se démarque des précédentes et ce, avec une grande efficacité, eu égard à son style graphique unique qui en met plein les mirettes.

# En fait, les acteurs ont été filmés puis l'image a été retravaillée pour un résultat vraiment étrange mais extrêmement immersif étant donné le sujet traité. A la fois dessin animé, genre cartoon, ou jeu vidéo, genre cell shadding (dans le style animation en carton), l'esthétique est absolument époustouflante et attractive du début à la fin de l'histoire. Celle ci raconte, en Californie en 2013, la vie d'un homme interprété par Keanu Reeves, alias Bob Arctor, agent des stups. Ces derniers portent des combinaisons (assez fatiguantes visuellement parlant) qui leur garantissent un anonymat perpétuel. Ainsi, Bob Arctor est chargé par son supérieur de surveiller ses proches amis (une bande de drogués complètement déjantés qui vous feront certainement bien marrer lors de passages assez loufoques, comme lors de la discution dans la voiture sur la maison qui est restée ouverte) ainsi que lui même.

# Ce scénario nous plonge donc dans la paranoïa et la folie de quelques personnages shootés à une hyper drogue qui a pour effet de mettre en compétition les deux hémisphères du cerveau. Au final, on se rendra compte que l'angle d'approche est assez restreint et que nous sommes baladés dans un univers microscopique sur lequel on ne peut émettre que peu d'hypothèses. L'action est quelque peu répétitive, enfin si on peut parler ici d'action, tant la narration est lente, voire molle. Néanmoins, les acteurs et l'effet visuel rendent le tout intéressant et original, à tel point que le sujet et la réflexion, entre autre sur la drogue, sont bien mises en valeur, et on ressent même rapidement le style de l'écrivain P.K.Dick. En prime, l'oeuvre se termine par un passage du livre qui achève à la fois de nous plonger dans cet univers, mais aussi de nous permettre de s'approprier un morceau de la réflexion de l'auteur afin d'établir notre propre réflexion.


En bref : Visuellement, scénaristiquement, musicalement réussi, ce film est une oeuvre d'une grande originalité, d'une grande drolerie mais laisse aussi une étrange impression sur le spectateur, tant l'univers de l'auteur est bien retranscrit. Je pense qu'il n'a d'ailleurs jamais été aussi fidèlement rendue. Bref, A Scanner Darkly vous offre une expérience unique réservée aux fans de science fiction ou aux amateurs "du différent".
3/5
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# Posté le vendredi 27 octobre 2006 19:24

Modifié le samedi 26 mai 2007 17:50

:: Jeux Vidéo :: *** Metroid Prime Hunter *** ... 4/5

Metroid Prime Hunter -- (Sur Nintendo DS)
- par le Barjot et le Glouton -

# Comme vous le savez peut être déjà, les gloutons barjots que nous sommes sont les rois de la récup'. Ainsi, il y a quelques mois, afin de nous distraire, nous avons enregistré toute une série de vidéos concernant les jeux vidéo sur un site internet bien connu traitant de ces sujets. De ce fait, profitant des nouveautés offertes par les skyblog, nous avons décidé d'en partager une avec vous. Elle concerne donc Metroid Prime Hunter. Elle dure un peu plus de 3 minutes et montre quelques images du mode multijoueur.

En bref : Un jeu d'une grande beauté pour une si petite console, il est aussi à la fois maniable, instinctif, original et incisif. Sur des musiques rythmées qui offrent une ambiance parfaite à l'atmosphère angoissante de Metroid, il vous transporte sur divers mondes pour une aventure solo relativement rapide mais bien construite. Ce dernier bouclé, vous pourrez vous éclater à l'infini grace aux nombreux modes multijoueurs, seul avec des bots, en lan avec un jeu ou bien en connexion wifi sur internet. Bret, un must.
4/5

# Posté le samedi 28 octobre 2006 19:49

Modifié le samedi 28 octobre 2006 21:50

:: Cinéma :: *** Une vérité qui dérange *** ... 3/5

:: Cinéma :: *** Une vérité qui dérange *** ... 3/5
Une vérité qui dérange -- (11/10/06)
- par le Barjot -

# Vous l'avez peut-être vu sur des bus (et si ca n'est pas le cas elle est à gauche de cet article), l'affiche du film une vérité qui dérange était très claire et lourde de sens : les activités humaines sont responsables des changements climatiques actuels et à venir. Ce film présente en fait une conférence (donné plusieurs centaines de fois à travers le monde entier) du candidat déchu (alors qu'il avait gagné) à l'élection présidentielle américaine de 2000 sur les conséquences de l'activité humaine et notamment des gaz à effet de serre. Il est bien présenté dans sa globalité par un orateur de grande qualité. Ces séquences de sa conférence sont entrecoupées de passages de sa vie, de commentaires personnels et de certains de ses voyages. Ainsi, le contenu est bien présenté et bien filmé, et pour peu qu'on s'intéresse un minimum au sujet, on ne s'ennuiera point.

# Cela dit, ce film présente quelques défauts marqués. Certes, Al Gore présente bien les effets néfastes de l'activité de l'humanité, et ce à l'aide de graphiques clairs et significatifs. Mais ceux-ci se multiplient tout au long du film et cela devient rapidement "rébarbatif". Mais le défaut le plus dérangeant provient de la conférence en elle-même. En effet, une conférence est nettement plus passionnante lorsqu'on y assiste réellement et qu'on peut à la fin de celle ci poser ses questions ou faire des remarques et ainsi participer au débat. Ici, il manque donc cette partie essentielle du débat avec les autres, une dimension humaine dont on ne peut rien à la perte étant donné le support cinématographique. Au lieu de cela, on a le droit à quelques propositions pour stabiliser et diminuer les émissions des gaz à effet de serre, puis à un générique de fin extrêmement rythmé et fourni en conseils : triez vos déchets, votez pour des candidats qui accordent une place à l'économie et au développement durable dans leurs programmes, etc... Toutes ces idées sont les bien venues et donnent l'impression que notre action personnelle, après être allé voir le film, ne serait ni vaine, ni isolée.

# Al Gore redonne donc ici un peu d'espoir : tous les américains ne pensent pas que le réchauffement climatique n'est qu'une pure théorie, et certains dirigeants politiques en ont réellement conscience (en l'occurence Al Gore qui y consacre beaucoup de temps). Il rappelle très justement que nous n'avons pas à nous demander ce qui est le plus important entre l'économie et l'écologie (la récente publication du rapport Stern défend bien cette idée), et ironise même cela en rappelant que sans une Terre saine, l'humanité ne pourra pas vraiment survivre. Enfin, ce film me fait penser à la campagne actuelle du ministère de l'écologie et du développement durable, et surtout à une phrase, et je terminerai cet article la dessus, "Il n'y a pas de petits gestes quand on est 60 millions à les faire" et j'ajouterai que c'est d'autant plus vrai lorsqu'on est plus de 6 milliards et demi...


En bref : Al Gore nous met en garde contre le réchauffement climatique et ses graves conséquences actuelles et futures. Il défend bien son point de vue, mais ce film doit surtout être vu par les sceptiques pour que son impact soit concret. Une bonne initiative en tous les cas.
3/5

# Posté le dimanche 12 novembre 2006 10:43

Modifié le jeudi 24 mai 2007 04:39

:: Cinéma :: *** Mon Meilleur ami *** ... 1/5

:: Cinéma :: *** Mon Meilleur ami *** ... 1/5
Mon Meilleur Ami -- (20/12/06)
- par le Barjot -

# Daniel Auteuil et Dany Boom réunit dans un film de Patrice Leconte avait quelque chose d'attrayant. Certes, tout est relatif. Mais en ces périodes de fêtes, et surtout pendant cette semaine de repos bien méritée, on est toujours excusé. Sur le fond, il n'y a pas grand chose à dire. C'est l'histoire d'un type qui n'a pas d'ami et qui va apprendre ce qu'est l'amitié. C'est simplement résumé et simplement présenté, mais tout de même assez pauvre (fréquent dans le cinéma actuel). En fait le film est loin d'être mauvais, mais il est tout juste sympathique et offre seulement la possibilité de voir deux comédiens de talent, ainsi qu'une réalisation honnête (une caméra qui opère sans arrêt des petits mouvements). Ajoutons à cela quelques scènes marrantes, la morale générale et la jolie histoire, mélangez le tout et voila un film français de base.

En bref : Une critique courte pour un film sympathique à voir lors de son passage à la télévision, genre un dimanche soir sur TF1.
1/5
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# Posté le vendredi 29 décembre 2006 12:13

:: Cinéma :: *** Déjà vu *** ... 2/5

:: Cinéma :: *** Déjà vu *** ... 2/5
Déjà vu -- (13/12/06)
- par le Barjot -

# Parfois, il arrive qu'un film porte un titre extrêmement révélateur de son contenu. Car si je devais résumer en deux mots celui qui nous intéresse ici, je dirai : "déjà vu" ou "déjà vou" en anglais. Certes, ici la réalisation est excellente : on reconnait le talent de Tony Scott, et à la production, Jerry Bruckheimer pour sa sixième collaboration avec Denzel Washington. Les jeux de caméra sont vraiment très travaillés, et certaines scènes, en particulier certaines conversations, offrent une totale immersion. Les acteurs sont quant à eux bien exploités, en particulier Denzel Washington et Val Kilmer, toujours aussi bons, qui profitent de répliques assez drôles. Leurs personnages, ainsi que quelques autres (dont Paula Patton et Jim Caviezel), sont assez approfondis pour offrir une légère pointe d'humour supplémentaire lors de certains passages. Le rythme est assez soutenu et l'action ne s'essouffle pas spécialement au fil de l'histoire.

# Cette histoire est d'ailleurs assez intéressante, même si elle a déjà été exploitée au cinéma. Cependant, elle est ici l'occasion de découvrir un film d'action plutôt correct. Cela dit, le thème y est peu exploité : entendez par là qu'on ne nous parle pas de "déja vu" pendant le film, et que tout passe par le jeu de Denzel Washington ainsi que par des effets de réalisation pour mettre en exergue cette aspect du contenu général du film. L'histoire est somme toute assez prévisible et les indices ne manquent pas aux spectateurs pour deviner la suite du scénario. On excusera les explications physiques d'une autre dimension qui sont certes correctes en théorie, mais dont le passage à la pratique est clairement abusif.


En bref : Prévisible et plutôt du genre "déja vu", la dernière réalisation de Tony Scott brille par une réalisation de qualité très agréable, ainsi qu'un lot de protagonistes intéressants et drôles par moment, interprétés par d'excellents acteurs.
2/5
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# Posté le mardi 02 janvier 2007 06:46

Modifié le mardi 02 janvier 2007 12:36